mardi 30 avril 2013
mercredi 29 août 2012
Brésil : des opportunités à saisir pour les PME
Bruno Askenazi
Si ce grand pays émergent attire autant, c’est d’abord grâce à son insolente santé économique. En 2010, l’Etat lusophone a enregistré un PIB en croissance de 7,7 % et table sur 4,6 % de mieux cette année. Grâce à la manne pétrolière, les caisses brésiliennes sont pleines avec une réserve de change estimée à 289 milliards de dollars, cinq fois plus que son voisin argentin. Des capacités financières qui permettent d’investir massivement dans de grands projets d’infrastructures (routes, aéroports, ferroviaire, ports…). Par ailleurs, depuis une dizaine d’années, la classe moyenne s’est développée significativement, surtout dans les régions de Rio et Sao Paulo. Grâce aux aides sociales du programme Bolsa Familia, lancé par l’ancien président Lula, 10 millions de brésiliens ne vivent plus en dessous du seuil de pauvreté.
Les entreprises locales ne peuvent pas à elles seules répondre à ce boom économique sans précédent. Des marchés s’ouvrent pour les compagnies étrangères y compris des PME. Dans la grande consommation, le Brésil est le troisième marché mondial de la cosmétique et il pèse 70 % des ventes des produits de luxe en Amérique latine. L’agriculture et l’industrie agroalimentaire ont également besoin d’améliorer leur productivité et investissent en matériel et en technologie pour s’adapter aux normes européennes. « Pour les PME, c’est dans la sous-traitance automobile, l’aéronautique, l’industrie mécanique, le pétrole et le para-pétrolier que les opportunités sont les plus nombreuses avec éventuellement des transferts de technologie sous forme de JV, souligne Boris Lechevalier, responsable à Sao Paulo de Altios International, une société d’accompagnement à l’export. La présence de grands leaders mondiaux brésiliens, comme Embraer ou Petrobras, favorise un terrain fertile de partenariats avec des entreprises françaises ».
Seule ombre au tableau, le retour de l’inflation qui pourrait perturber la marche en avant brésilienne. Chiffres révélateurs : les loyers ont bondi de 23 % au quatrième trimestre 2010 et à Sao Paulo les prix des restaurants ont flambé de 25 % depuis un an. Ces hausses font pression sur les salaires qui ont progressé de 30% en deux ans. Officiellement, le taux d’inflation est de 5 % à 6 %, mais les Brésiliens ont dû mal à y croire.
Malgré ce risque inflationniste que tente de limiter le gouvernement de la nouvelle présidente Dilma Rousseff, le Brésil reste de très loin le marché le plus prometteur en Amérique latine. A elle seule, la région de Sao Paulo affiche un PIB supérieur à celui du Chili et de l’Argentine réunis. Attention tout de même de ne pas s’emballer. Le pays des Cariocas n’est pas facile d’accès et les pièges ne manquent pas sur la route des exportateurs.
Premier gros obstacle : une fiscalité déroutante qui s’exerce à la fois au niveau local, régional et national. Lorsqu’un produit européen rentre au Brésil, une république fédérale comportant 26 Etats-régions, il fait l’objet de droits de douane (14 % en moyenne), mais doit également supporter au moins cinq autres taxes qui peuvent varier d’un Etat à l’autre. A ce système fiscal complexe s’ajoutent des formalités administratives longues et tortueuses. Le Brésil est réputé comme étant le pays le plus compliqué pour faire dédouaner un container. Généralement, cela vous oblige à faire appel à un intermédiaire spécialisé. Appelé « despachante », cet agent privé effectuera toutes les démarches à votre place auprès des administrations compétentes.
« En réalité, le système est tellement protectionniste qu’il pousse les sociétés étrangères qui veulent vendre au Brésil à investir sur place », explique Boris Lechevalier (Altios International). Mais la plus grande prudence s’impose pour créer une société commune avec un partenaire brésilien. Même chose pour signer un contrat de distribution ou engager du personnel. « Le monde des affaires est judiciarisé à l’extrême, poursuit Boris Lechevalier. La moindre clause doit être validée par un avocat brésilien. Et même si vous rompez un contrat dans les règles, on n’hésitera pas ensuite à vous attaquer en justice. Rien qu’à Sao Paulo, on compte au moins 150 000 avocats. Il faut être blindé juridiquement ».
En première ligne, son bureau commercial de Sao Paulo qui existe depuis 2008. Une structure légère de deux personnes qui a remplacé un agent commercial brésilien. « De nombreux projets qui nous intéressent vont voir le jour dans les stades et autour des événements, assure Laura Warin Do Nascimento, responsable commercial de Ferrari Brasil. On a déjà commencé à travailler sur ces projets-là pour les gagner. Même si les chantiers ont pris du retard ».
Les négociations s’annoncent longues et compliquées. La PME devra s’armer de patience pour convaincre ses différents interlocuteurs : les consortiums de construction, les cabinets d’architectes, les autorités locales. Les atouts de l’entreprise : d’abord, de solides références en Amérique latine. « Nous avons déjà couvert des installations lors de la coupe du monde de foot féminin au Chili en 2008 et nous équipons actuellement des stades au Mexique », détaille Laura Warin.
Fabriquées en France et en Suisse, les toiles sophistiquées bénéficient également de l’image de qualité européenne. Reste un gros handicap : leur prix. Comme les produits sont importés, ils supportent des droits de douane et des taxes très élevés. Ils sont donc forcément plus chers que leurs concurrents brésiliens.
Antoine Morgaut : Oui, il y a réellement une pénurie de cadres et d’ingénieurs de moins de 30 ans qui parlent anglais et qui ont été formés au management moderne. Comme le pays est en forte croissance et que le système éducatif n’en produit pas assez par rapport aux besoins, on manque de compétences. C’est un phénomène de fond qui va durer.
A.M. : Actuellement, les jeunes cadres brésiliens jusqu’à trois ans d’expérience gagnent jusqu’à moitié moins qu’en France. Mais au premier changement de job, lorsqu’ils ont fait leurs premières armes dans un groupe international, leur rémunération décolle. Certains arrivent à multiplier leur salaire par deux. Plus haut dans la hiérarchie, les managers brésiliens sont aussi bien rémunérés que leurs collègues européens. C’est aussi à Sao Paulo que les salaires des dirigeants d’entreprise sont les plus élevés au monde. On en trouve difficilement parce qu’ils ont une sorte de responsabilité juridique à vie.
A.M. : Oui, ils sont beaucoup plus mobiles qu’en France et n’hésitent pas à vous quitter pour un meilleur salaire. On rencontre peu cette notion de fidélité ou de loyauté envers l’employeur. Les brésiliens vivent dans le présent, comme si aujourd’hui était le dernier jour de leur vie. C’est très déstabilisant pour nous. Ils n’ont pas le côté cool et relax que l’on imagine.
Propos recueillis par B.A.
mardi 17 juillet 2012
Minas entra na guerra fiscal e estuda redução de impostos
Ontem, as mensagens do executivo mineiro, que são uma resposta à guerra fiscal, foram apreciadas e aprovadas, em sua maioria, pela Comissão de Fiscalização Financeira e Orçamentária da Assembleia do Estado de Minas Gerais (ALMG). Logo em seguida, os Projetos de Resolução (PR) de autoria do governo do Estado serão enviadas ao plenário para, em seguida, serem apreciadas pela comissão. A pedido do deputado Antônio Júlio (PMDB), foi concedida vista à Mensagem 229/12, que dispõe sobre o regime especial para o segmento de produção de biocombustíveis.
Nas mensagens, dependendo do setor, será adotado o crédito presumido e alíquotas que variam de 1% a 3%. A comissão também ratificou ontem, em turno único, a concessão de benefícios sobre o ICMS para quatro segmentos: couro e peles, frigorífico, comércio atacadista e varejista e setor de leite e laticínios, além de comércio eletrônico e de telemarketing.
No caso dos frigoríficos, a redução da base de cálculo resulta numa carga tributária equivalente a 7%. O objetivo é combater o que é praticado no Paraná e em São Paulo. Já para o setor de comércio e varejo, o Executivo justifica a concessão de crédito presumido como compensação dos incentivos oferecidos pelos Estados de Santa Catarina, São Paulo, Espírito Santo e Rio de Janeiro.
No caso do leite, a compensação se refere à legislação em vigor nos Estados de São Paulo, Goiás e Rio de Janeiro, além do Distrito Federal. O Decreto 45.515/10 assegura que a isenção e a redução da base de cálculo que beneficiam as operações com leite alcance somente aquele produzido no Estado. Para o comércio eletrônico e telemarketing, a referência são medidas adotadas por Mato Grosso e Goiás.
Para o deputado estadual Romel Anízio (PP), membro da comissão, Minas está entrando tarde na guerra fiscal. "O nosso parque industrial vem perdendo espaço, competitividade para outros Estados que oferecem vantagens fiscais", disse.
Estados
Alíquota será igual a de vizinhos
O benefícios fiscais para as indústrias de telhas de PVC, através de da Lei n. 5636, de 6 de janeiro de 2010, no Rio de Janeiro, que concedeu regime especial, com carga tributária efetiva de 2%, serviu de argumentação para o governo mineiro adotar o mesmo percentual.
A ideia é que o crédito presumido de ICMS possibilite uma carga tributária efetiva e 2% para os fabricantes de câmaras frigoríficas e móveis com predominância de madeira, segmento que foram contemplados, por benefícios fiscais, no Rio de Janeiro.
Para o setor de fabricação de locomotivas, vagões e outros materiais rodantes, a concessão de Regime Especial de Tributação (RET) visa combater as medidas adotadas por São Paulo. A tática é dar um tratamento tributário igualitário àquele instituído pelo Estado vizinho, entre eles a permissão para a manutenção do credito do imposto relativo às mercadorias isentas.
Fonte: Jornal O Tempo
mardi 11 octobre 2011
Les intermédiaires sont indispensables pour gagner certains marchés

Comment en finir avec les affaires ? | | 06.10.11 | 14h01
par Frédéric Parrat, avocat, enseignant chercheur à l'université Paris
La France est actuellement confrontée à une des plus grandes crises économiques de son histoire. Tous les indicateurs sont au rouge, que ce soit la croissance économique, le taux de chômage, le déficit commercial et même le moral des ménages et des chefs d'entreprise, ce qui est loin d'être anodin quand on sait le rôle que joue la confiance dans l'économie.
L'environnement économique de notre pays est également préoccupant. La zone euro traverse une turbulence extrêmement violente et, un peu partout dans le monde, les taux de croissance sont revus à la baisse. Il est tout à fait possible que nous entrions très prochainement dans une longue période de récession économique.
Dans ce contexte sinistré, nos entreprises n'ont d'autre choix que d’aller chercher des relais de croissance à l'international et notamment dans les pays émergents. C'est une question de survie, car, sans croissance, il est impossible de financer l'innovation et l'investissement. Les grandes entreprises du CAC 40 réalisent déjà plus de la moitié de leurs profits à l'étranger et le gouvernement français a mis en place plusieurs dispositifs pour inciter les PME à exporter et à s'implanter à l'étranger.
Mais en dehors de quelques très grandes entreprises, les résultats ne sont pas au rendez-vous. La position exportatrice de la France recule d'année en année et notre pays perd constamment des parts de marché. Si l'Allemagne, grâce à son maillage de PME performantes et exportatrices, enregistre un très fort excédent commercial (près de 200 milliards d'euros), nous allons finir l'année 2011 avec un déficit commercial record de 75 milliards d'euros...
Nos entreprises doivent apprendre à mieux se mettre en valeur lorsqu'elles cherchent à accrocher des contrats sur les marchés internationaux. La plupart des grands contrats internationaux sont attribués à l'issue de procédures d'appels d'offres relativement complexes et contraignantes où il faut convaincre de nombreux interlocuteurs qui gravitent souvent autour du pouvoir politique. C'est pour les aider dans cette tâche que les entreprises font appel à des intermédiaires ou à des "facilitateurs".
Rémunérer un partenaire ou un intermédiaire pour remporter un marché est légitime et c'est une pratique très fréquente partout dans le monde. Dans de nombreux pays, il n'est d'ailleurs pas possible de s'implanter sans faire appel à un "sponsor" qui est généralement choisi en fonction de sa compétence et de son carnet d'adresses.
En France, les intermédiaires sont légion dans la plupart des secteurs d'activité, à l'instar de l'immobilier ou du sport, par exemple, où les agents sont rémunérés sur la base d'un pourcentage du montant des transactions réalisées. Qui s'est offusqué de voir que, à l'occasion du transfert au PSG du footballeur Javier Pastore, l'agent du joueur avait perçu 12 millions d'euros de commission ?
Il existe malgré tout une ligne jaune qu'il ne faut pas franchir. S'il est légal de verser des commissions à des intermédiaires, il est totalement interdit de corrompre des agents publics pour accrocher des contrats. La quasi-totalité des entreprises françaises présentes à l'international se conforment strictement à cette contrainte et ont mis en place des procédures de contrôle leur permettant de s'assurer que les intermédiaires respectent ces principes légaux et éthiques.
Les intermédiaires acceptent de se plier à ces conditions, mais ils ont une exigence : la discrétion. Personne ne peut faire des affaires s'il ne respecte pas son obligation de confidentialité. Or, les récents développements médiatico-judicaires liés à la vente, au début des années 1990, de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie saoudite dérogent à cette règle absolue. Notre pays devrait comprendre que la justice doit mener ses investigations dans la plus stricte discrétion.
Au lieu de quoi, les médias, sur fond de règlements de comptes politiques, "balancent" quotidiennement toutes sortes d'informations assimilant les rétrocommissions, qui auraient été versées à des hommes politiques pour financer des campagnes électorales, avec les commissions versées aux décideurs des pays acheteurs (ce qui était légal jusqu'en 2000) et les commissions perçues en toute légalité par les intermédiaires qui ont permis aux entreprises françaises de pouvoir accrocher d'importants contrats.
Le problème, c'est que la médiatisation à outrance de ces affaires arrive au plus mauvais moment. Ces derniers mois, en effet, les entreprises françaises ont connu plusieurs échecs retentissants sur de grands contrats internationaux.
Le contrat du siècle aux Emirats arabes unis, qui portait sur la construction pour 30 milliards d'euros de quatre centrales nucléaires, a ainsi été remporté par le coréen Kepco au nez et à la barbe du français Areva. Plus récemment, le marché du TGV en Arabie saoudite (7 milliards d'euros) a été perdu par Alstom au profit d'un consortium espagnol. La France a abandonné sur les dix dernières années 100 milliards d'euros de parts de marché à l'export... Il faut dire que, sur les marchés internationaux, les entreprises françaises sont confrontées à une concurrence de plus en plus féroce de la part des pays émergents, et notamment des entreprises chinoises, coréennes ou indiennes. La technologie française est pourtant extrêmement compétitive et mondialement reconnue.
Dans un contexte économique particulièrement difficile, le monde entier nous observe. Si nous donnons quotidiennement le sentiment que notre pays est corrompu, il est à craindre que certains pays refusent de contracter avec des entreprises françaises. De façon paradoxale, et alors même qu'elles respectent aujourd'hui strictement les règles légales et éthiques en matière de commissions versées aux intermédiaires, les entreprises françaises pourraient être les premières victimes du déballage médiatique actuel.
S'il est légitime que la justice enquête et, le cas échéant, condamne sévèrement ceux qui ont perçu indûment des commissions, nous prendre garde à ce que le traitement médiatique n'altère pas durablement l'image et la crédibilité de nos entreprises par des amalgames intempestifs
jeudi 28 avril 2011
Brésil, présence locale ou partenaire de confiance. Les Echos, 28 avril 2011

Edition n° 20891 du 16 Mars 2011 • page 7
Avec plus de 450 filiales, la France se place en sixième position des pays qui se sont installés au Brésil en 2009.
Les conseils pour s'implanter
Quel accueil sur place ?
Quelles sont les principales difficultés ?





