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mardi 6 novembre 2012

Os países que vão dominar o varejo mundial em 2022

 
Relatório da Economist Intelligence Unit aponta que China vai passar Estados Unidos e Brasil será o sexto maior mercado para o setor
 

Estados Unidos devem perder para a China o primeiro lugar no ranking do varejo global
São Paulo – O valor do mercado global de varejo deve passar de 17,011 trilhões de dólares nesse ano para 33,472 trilhões de dólares em 2022. O número é do relatório “Retail 2022”, produzido pela Economist Intelligence Unit, unidade de pesquisas do grupo que publica a revista The Economist
Segundo o estudo, três categorias vão ajudar a impulsionar esse resultado: e-commerce (comércio por qualquer meio eletrônico), m-commerce (vendas feitas por meio de smartphones) e s-commerce (vendas por meio de redes sociais). 
Com o crescimento do mercado de varejo global, alguns países vão se destacar. O estudo aponta, por exemplo, que a China deve passar os Estados Unidos e virar o maior mercado global no setor. Já o Brasil deve ocupar o sexto lugar do ranking em 2022.
Confira os seis países que vão dominar o varejo global em 2022, segundo Economist Intelligence Unit.

1º – China
O mercado de varejo na China deve terminar o ano de 2012 valendo cerca de 2,311 trilhões de dólares, abaixo do valor do mercado nos Estados Unidos, de 3,389 trilhões. O país asiático, porém, pode passar o mercado americano já em 2016 e se fixar como maior mercado global para o varejo em 2022, quando a projeção é que o valor do setor chegue a 8,345 trilhões de dólares. 
As mudanças na China abrem espaço especialmente para o segmento de luxo. O estudo apontou que o mercado chinês nesse setor deve passar o Japão como maior do mundo já em 2013.
2º – Estados Unidos
Atualmente, esse é o maior mercado varejista no mundo e deve fechar o ano valendo 3,389 trilhões de dólares. Mesmo perdendo o posto para a China em 2016, o mercado americano continuará crescendo.
A expectativa é que o setor varejista no país termine 2016 com um valor de 3,961 trilhões de dólares e passe em 2022 para 4,470 trilhões de dólares.

3º - Índia
Atualmente, o mercado da Índia é, em volume financeiro, menor que o da China, Estados Unidos e Japão. O país deve, porém, passar o mercado japonês em 2022 e ficar no terceiro lugar do ranking. 
A expectativa é que o varejo indiano termine o ano de 2012 valendo 845 bilhões de dólares, mas passe para 1,877 trilhão de dólares em 2016 e 3,822 trilhões de dólares em 2022.

4º - Japão
Entre os seis maiores mercados de varejo, o japonês é o único que tem previsão de encolher entre esse ano e 2022, segundo os dados da Economist Intelligence Unit.
A expectativa é que o setor termine com valor de 1,691 trilhão de dólares neste ano, passando para 1,496 trilhão de dólares em 2016. Em 2022, o varejo japonês deve se recuperar um pouco e alcançar 1,628 trilhão de dólares. O valor ainda é menor que o esperado para este ano, mas ajudará o país a se manter no 4º lugar do ranking, com pouca vantagem em relação ao quinto mercado, o russo.

5º - Rússia
O varejo na Rússia deve terminar o ano em 658 bilhões de dólares, passando para 932 bilhões de dólares em 2016. Em 2022, a tendência é que o setor alcance 1,482 trilhão de dólares.

6º - Brasil
O país já está entre os principais mercados de grandes empresas globais e o valor do mercado de varejo deve passar a marca de 1 trilhão de dólares em breve.
O estudo apontou que o setor no Brasil deve fechar o ano valendo 500 bilhões de dólares, valor que pode passar para 768 bilhões de dólares em 2016, e 1,155 trilhão de dólares em 2022.


mercredi 15 février 2012

Au Minas Gerais, les produits importés envahissent les linéaires

Au Minas Gerais, les "mineiros" font le tour du monde… en gondoles


Le Minas Gerais est l’État du Brésil le plus consommateur de produits importés en supermarchés, jusqu’à 30% du chiffre d’affaires pour certains. Par notre correspondant à Belo Horizonte, Philippe Watel.

Huiles d’olives chez Verdemar. Plus de 20 marques étrangères  seulement sur ce se
Huiles d’olives chez Verdemar. Plus de 20 marques étrangères seulement sur ce seul produit

Le mineiro (habitant du Minas Gerais) est considéré comme le consommateur le plus traditionnel et le plus difficile du Brésil – notamment pour son côté économe – malgré son appartenance au deuxième État le plus riche du pays après celui de São Paulo.

C’est la raison pour laquelle, historiquement, de très nombreux produits de consommation sont d’abord lancés dans cet État pour faire leurs preuves avant d’être diffusés nationalement.

Pourtant, sa réticence légendaire à mettre la main au portefeuille ne l’empêche plus de succomber aux tentations des saveurs importées.

En dix ans, la part des produits importés en supermarché est passée de 1 à 5% et a enregistré, entre 2008 et 2010, une hausse de 42% du chiffre d'affaires annuel (14 milliards de réais, 6 milliards d'euros, source Association Mineira de Supermarchés, AMIS).

Une diversité de choix qui change les habitudes de consommation

Qui eut pensé que « churrasco » (barbecue) du week-end, templo sacro-saint du brésilianisme, puisse revêtir à ce point des airs de « gringo » ? Viande argentine, sauces américaines et bières belges, allemandes ou mexicaines... même le tradicionnel riz aux haricots (« arroz com feijão ») peut venir d’Espagne avec des épices asiatiques.

Le consommateur brésilien est généralement infidèle aux marques et toujours prêt à tenter autre chose, surtout si les prix parlent.

Avec la croissance des importations, la concurrence entre ces produits commence à empiéter sur le terrain des produits nationaux (notamment les pâtes, le sel, les confitures, l’huile, et certaines boissons).
Dans les chaînes qui misent sur la différenciation, des couloirs entiers sont créés pour exposer des produits allant jusqu’à 40 pays différents.

La chaîne Verdemar, supermarchés de produits fins, est celle qui a ouvert le plus de filiales à Belo Horizonte ces trois dernières années, ainsi que la chaîne Super Nosso.

Avec la croissance économique des fameuses classes C et D, même les chaînes de supermarchés populaires et traditionnels ressentent cette tendance. Chez Pão de Açucar (filiale de Casino, leader du segment hypermarchés), le secteur des importés s’est accru de 30% depuis l’an dernier.

Naturellement, la dévalorisation du Dollar et de l’Euro, la force du Real et la faiblesse du marché européen accentuent la tendance.


Certains supermarchés vont jusqu’à proposer 40% de leur offre en produits importés qui sont, dans certains cas, moins chers ou équivalents aux produits nationaux. Et ceci malgré les taxes et autres frais d’importation qui augmentent considérablement les coûts.

Lire aussi : Au Brésil la vague des produits importés montre du doigt le « coût Brésil »

vendredi 30 septembre 2011

Le Brésil veut défendre son industrie menacée par le real fort

Copyright Reuters

Les performances économiques du géant sud-américain reposent davantage sur l'exportation de matières premières que sur des produits manufacturés, pénalisant son industrie.
Acheter une voiture "100% importée" a longtemps été un privilège au Brésil, réservé à une élite fière de ses véhicules de luxe. Mais la donne vient de changer. Aujourd'hui, la coqueluche des classes populaires s'appelle J3, un modèle bien équipé et à bas prix du fabricant chinois JAC. Quatre mois après son lancement, début 2011, la compagnie revendiquait déjà 1% du marché brésilien. Et elle n'est pas la seule. Entre janvier et août, le nombre de voitures étrangères a augmenté de 45%, et le montant total des licences d'importation pour 2011 atteint 19,3 milliards de dollars. "Le chiffre nous a fait peur", déclare le ministre du Développement, Fernando Pimentel. "Si on ne fait rien, tous les fabricants du monde écouleront leurs stocks ici", poursuit-il. Le gouvernement vient de réagir en annonçant la hausse de 30 points de l'imposition sur les véhicules dont la production n'est pas à 65 % effectuée sur le territoire national ou dans le Mercosur - la zone économique du cône sud-américain - et ce jusqu'à la fin de 2012.
Ce n'est ni pour créer de l'emploi ni pour augmenter les capitaux que la présidente Dilma Rousseff a pris cette décision. Le Brésil est une des rares puissances en croissance cette année, le chômage a atteint son plus-bas historique (6%), les investissements directs affluent - près de 40 milliards de dollars sur les sept premiers mois - et le solde commercial est excédentaire. Ces chiffres camouflent toutefois une réalité préoccupante. En 2005, 55% des exportations venaient de l'industrie, contre 39% en 2010. Les produits phares sont aujourd'hui le minerai de fer, le pétrole brut, le soja, le sucre et le café. Selon l'Institut Acier Brésil, qui réunit les entreprises sidérurgiques, le poids de l'industrie dans l'économie est tombé de 19,2% en 2004 à 15,8% l'année dernière. Le spectre de la désindustrialisation hante le Brésil.
C'est avec la Chine que la tendance est la plus marquée. Devenue en 2009 le premier partenaire commercial du pays, en absorbant 15,2% de ses exportations, contre 2% en 2000, elle reste déficitaire. Mais 88% des ventes brésiliennes à la Chine sont composées de matières premières, alors que 96% des importations chinoises sont industrielles, selon la Fédération des entreprises de São Paulo (Fiesp), principale entité patronale.

Plan "Brésil plus grand"

Les économistes montrent du doigt la survalorisation du real. La monnaie a plus que doublé de valeur face au dollar depuis 2003. Elle est dopée par la croissance, les investissements, mais surtout les taux d'intérêt réels, qui restent les plus élevés du monde. Pour compenser ce que le ministre de l'Economie, Guido Mantega, a qualifié de "guerre des monnaies", le gouvernement vient, outre la surtaxe des voitures importées, de lancer le plan "Brésil plus grand", pour protéger les secteurs les plus fragiles comme le textile et le mobilier avec des avantages fiscaux, et une aide à l'innovation.
Parallèlement, le gouvernement tente de s'attaquer au "coût Brésil" : la pauvreté des infrastructures qui limite les exportations. Les 30.000 kilomètres de chemin de fer sont sous-utilisés, les routes sont dans un état déplorable - à peine 10% sont pavées - provoquant un surcoût en termes de vieillissement des véhicules et d'accidents. Et lorsque les camions parviennent aux ports, encore trop concentrés dans le sud du pays, l'attente provoque de grosses pertes de marchandises périssables. L'inauguration de nouveaux terminaux portuaires dans le nord - plus proches de deux à trois jours de bateau de l'Europe et des États-Unis - devrait diminuer en partie la pression.

Baisse des taux d'intérêt à 12%
Dilma Rousseff a également décidé de faire baisser le real. Le mois dernier, la banque centrale, qui n'est pas formellement indépendante au Brésil, a annoncé une baisse du taux d'intérêt, ramené à 12%. Cette décision a pris par surprise le marché, provoquant des pertes pour les spéculateurs, qui pariaient sur un durcissement de la politique monétaire. Le message semble être passé : le dollar est en hausse continue face au real depuis dix jours (1,77 real pour 1 dollar lundi). Reste toutefois au gouvernement à faire face au problème de l'inflation, qui flirte avec 6,5% et devrait croître l'année prochaine du fait d'une forte augmentation du salaire minimum. Pour Dilma Rousseff, une croissance élevée est un impératif. Son intransigeance face à la corruption, qui a fait tomber trois ministres depuis le début de l'année, a fragilisé sa base politique. Mais elle sait que tant que l'économie continuera de caracoler, sa popularité sera indéboulonnable.
Virginie Mairet, à Rio de Janeiro - 20/09/2011, 08:20

lundi 12 septembre 2011

Sodexo acquiert le Brésilien Puras do Brasil

Le groupe français Sodexo a annoncé aujourd’hui dans un communiqué l’acquisition de 100% de la société brésilienne Puras do Brasil, pour une valeur de 525 millions d'euros. Créée il y a 30 ans, la société Puras do Brasil est le n°2 des solutions de services sur site au Brésil, un marché en forte croissance. Puras do Brasil réalise un chiffre d’affaires d’environ 0,5 milliard d’euros et emploie 22 000 personnes réparties sur plus de 1300 sites dans l'ensemble du pays, signale le communiqué. A cette occasion, Michel Landel, directeur général de Sodexo, a déclaré: "Avec cette acquisition significative, Sodexo crée un leader au Brésil, l'un des marchés les plus importants au monde. Cette opération est parfaitement en ligne avec notre stratégie qui vise à renforcer la présence de Sodexo dans les pays émergents à très forts potentiels, en saisissant les meilleures opportunités."

Paru dans le MOCI - 07 septembre 2011

lundi 29 août 2011

Amérique latine : hausse record des investissements étrangers


Le Brésil reste la locomotive du continent.
Le Brésil reste la locomotive du continent. Crédits photo : VANDERLEI ALMEIDA/AFP

Pour la première fois, les économies émergentes dépassent les pays développés.

L'Amérique latine est la région du monde où les capitaux étrangers ont le plus augmenté l'année dernière - de 40 % - totalisant 113 milliards de dollars. Et ce dans un contexte global où, pour la première fois, les économies émergentes dépassent les pays développés en terme d'IDE (Investissements directs étrangers), avec 53 %, indique un rapport de la Commission économique pour l'Amérique latine des Nations unies (Cepal).
En deux ans, de 2007 à 2010, la part des pays latino-américains a doublé, de 5 à 10 %. Le Brésil reste la locomotive du continent, dopée par un marché de 190 millions d'habitants, d'importantes ressources minières et pétrolières et l'organisation de deux événements sportifs majeurs, la Coupe du monde et les Jeux olympiques.
Entre 2009 et 2010, les investissements directs étrangers ont été quasiment multipliés par deux dans ce pays pour atteindre 48,5 milliards de dollars, suivi du Mexique (17,7), du Chili (15,1 milliards), du Pérou (7,3), de la Colombie (6,8) et de l'Argentine (5,2). «Les quatre premiers bénéficient d'une bonne notation des agences de notation. À l'inverse, l'Argentine reste pénalisée par un déficit d'image, lié au problème de la dette et du litige persistant avec le Club de Paris. Sa note souveraine reste un peu sévère et ne reflète pas les fondamentaux de son économie», relève Bénédicte Baduel, de Natixis.

Alerte à la surchauffe

Au Venezuela et en Équateur, les régimes très dirigistes d'Hugo Chavez et de Raphael Correa, qui ont procédé à de nombreuses nationalisations, refroidissent les investisseurs. La nouveauté de l'année, relève par ailleurs la Cepal, c'est le poids croissant de la Chine, qui arrive avec près de 15 milliards de dollars dépensés en fusions et acquisitions, en troisième position (9 % des investissements), derrière les États-Unis (17 %) et les Pays-Bas (13 %). La quasi-totalité est concentrée dans l'exploitation des ressources naturelles pour alimenter sa forte croissance.
La secrétaire exécutive de la Cepal, Alicia Barcena, a du reste mis en garde contre une trop grande concentration des IDE dans ce secteur. «Nous sommes inquiets car nous assistons à une reprimarisation des économies», a-t-elle déclaré, déplorant le manque d'investissements dans l'industrie, les technologies et les services. Ceci s'explique aussi par la forte appréciation des monnaies - le real brésilien a gagné près de 40 % en deux ans - qui rend moins compétitif les produits manufacturés.
Malgré le risque de surchauffe, alimenté par un afflux massif de capitaux, et d'une montée en flèche de l'inflation, les Nations unies tablent sur une hausse de 15 à 25 % des IDE en 2011 sur l'ensemble du continent.
Par Anne Cheyvialle - Le Figaro - publié

jeudi 14 juillet 2011

Le Brésil fait rêver les industriels français

Avec la Chine et l'Inde, ce pourrait être un eldorado pour les entreprises occidentales. Les demandes affluent de France. Mais peu encore de l'Ouest.

Leur étude de marché a conclu : « Gros potentiel. » Depuis quatre ans, l'entreprise nantaise VIF laboure avec obstination le terrain brésilien. Une antenne à Sao Paulo, quatre salariés dont un expatrié. Créée il y a une vingtaine d'années, cette société conçoit des logiciels de gestion pour l'agroalimentaire.

Plus de 350 clients en France, dont Stalaven, SVA, Sill, les Crèmes Montblanc. « Nous voulions muscler notre croissance. Il nous fallait donc regarder hors de nos frontières, raconte Hervé Courtel, directeur administratif et financier de VIF. L'Amérique du Sud et le Brésil, c'est potentiellement le continent exportateur de produits agroalimentaires. Plus proches de nous culturellement que des pays d'Asie... »

Avec un taux de croissance de 8 % en 2010, le Brésil est un marché à faire rêver les occidentaux. Plus de 420 entreprises françaises y sont déjà installées. Dont 35 des grosses du Cac 40. On a pu voir l'ex-président Lula, fin décembre 2010, inaugurer un téléphérique qui désenclave des favelas du nord de Rio. C'est l'entreprise française Poma qui l'a monté.

Éric Fajole, directeur de la mission économique UbiFrance à Rio, se frotte les mains : « Avec le Mondial de foot 2014 et les JO de Rio en 2016, les perspectives sont bonnes. On reçoit beaucoup de demandes d'entreprises françaises. Et pas que des grosses. »

« Ils oublient de dire non »

Cet engouement touche peu les entreprises de l'Ouest. Hormis le volailler Doux, au Brésil de longue date, ou Bénéteau et Jeanneau, à l'affût sur un marché de la plaisance prêt à se développer avec l'explosion de la classe moyenne. « En revanche, les régions Paca, Rhône-Alpes et Nord-Pas-de-Calais sont très présentes », observe Éric Fajole.

Attention toutefois. Il y a du business à faire au Brésil mais le « ticket d'entrée est cher ». Rio est devenue, en trois ans, la 5e ville la plus chère au monde. Et le « coût de la main-d'oeuvre a explosé ». Le pays reste très protectionniste.

Dans une note, les directeurs de VIF soulignent : « Les Brésiliens n'aiment pas décevoir en disant non. Déstabilisant pour nous : on croit parfois être sur le point de conclure et l'affaire s'échappe. » En revanche, ce sont de bons clients : « En trois ans, assure Éric Fajole, nous n'avons recensé qu'un seul impayé pour une entreprise française. »

Quatre ans et demi après son arrivée à Sao Paulo, VIF reste prudent. « On y croit. Le marché est gigantesque. Mais les clés ne sont pas faciles à trouver. » Dans un pays où on résiste à sa manière à la mondialisation, le Carioca, l'habitant de Rio, adore boire sa bière, décontracté, en short, assis sur des chaises en plastique dans des troquets. Des investisseurs étrangers ont voulu balayer cette tradition par des bars design et tendance. Ils se sont pris une belle claque.

Marc PENNEC - Ouest France - 12/07/2011

vendredi 10 juin 2011

Le Brésil: profil d'un pays hors norme, Portail des PME, 10/06/2011


Le Brésil, c’est ce colosse sud américain en pleine effervescence dont la superficie est 15 fois supérieure à celle de la France, et dont la population avoisine les 190 millions d’habitants.

Le Brésil, c’est aussi ce pays qui a réussi à passer en quelques années du pays en voie de développement, que ce soit au niveau de l’économie ou de la diplomatie, au rang de 7ème puissance mondiale. C’est un peuple qui possède en lui une grande richesse culturelle et humaine, une énergie positive communicative, une capacité de réaction certaine qui lui permet d’être aujourd'hui reconnu comme une puissance majeure sur l’échiquier international.

Plusieurs facteurs viennent expliquer cet essor.

Sur le plan économique tout d’abord, le Brésil est un acteur incontournable dans de nombreux domaines :



* Le premier concerne les ressources énergétiques. En effet des réserves de pétroles très importantes ont été découvertes au large du Brésil, ce qui devrait lui permettre de devenir à l’horizon 2016, l’un des plus importants producteur et exportateur. Le Brésil bénéficie également d'une véritable richesse et d'un potentiel considérable dans le domaine des énergies renouvelables.
* Sur le marché alimentaire, le Brésil est le premier exportateur mondial de poulet, de viande de boeuf, de café, de sucre.
* Le Brésil c’est aussi la 3ème puissance mondiale aéronautique et le 1er producteur mondial d’avions moyen courrier .
* Sur le marché des cosmétiques, le Brésil occupe la 3ème place mondiale.
* Le Brésil c’est enfin le 4ème marché mondial automobile derrière la Chine, les Etats-Unis et le Japon, mais devant l’Allemagne et la France.

Par ailleurs sur le plan de la diplomatie et des relations internationales, le Brésil a à coeur de faire entendre sa voix. C’est au sein du BRICS réunissant les pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) que le Brésil joue un vrai rôle sur la scène internationale. Selon le FMI, le BRICS représentera 61% de la croissance mondiale en 2014, et le commerce au sein du groupe est passé de 38 milliards de dollars en 2003 à un montant estimé à 220 milliards en 2010. Le Brésil, comme l’Inde, a la volonté de devenir membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, témoignant de leur volonté de peser sur les décisions stratégiques internationales.

Autant de raisons et d’opportunités de collaborer avec le Brésil car certains domaines d’activités sont particulièrement en retard. C’est notamment le cas de toutes les infrastructures portuaires, aéroportuaires... Par exemple un récent rapport témoignait de l’inquiétude quant à la conformité des aéroports brésiliens. Et si l’on regarde le calendrier chargé des Brésiliens avec l’organisation de la Coupe du Monde de football en 2014 et des Jeux Olympiques en 2016, on comprend que le temps presse et que les opportunités pour les entreprises étrangères seront légions car le Brésil, où seulement 10% de la population possède l’équivalent d’un bac + 5, va avoir besoin du savoir faire étranger pour combler ce retard.

Mais si la demande économique est très forte, il y a deux règles à suivre pour pouvoir réussir une bonne implantation :

* Il faut vraiment connaître le pays, la langue, ses coutumes, ses habitudes. Les Brésiliens sont des latins, et la relation intuitu personae est fondamentale.
* Il faut donc être sur place pour pouvoir faire une première approche du marché ou bien faire appel à un bon cabinet d’intelligence économique déjà bien implanté.


O Brasil é a bola da vez! : Le Brésil a la cote !

Guillaume Barbier
Chargé de mission en Intelligence Economique - OrBIZ

jeudi 28 avril 2011

Les entreprises françaises se bousculent au Brésil, 01/10/2010, Le Figaro





édition du 01/10/2010

Après les grands groupes, les PME, longtemps effrayées par ce marché, arrivent en force.
«Les Français sont en train de découvrir que la première lettre de Bric, c'est B !» La remarque amusée vient d'Éric Fajole, le directeur d'Ubifrance à Sao Paulo, en référence à l'appellation inventée par la banque d'affaires Goldman Sachs pour qualifier les quatre grands pays émergents, «Bric», comme Brésil, Russie, Inde et Chine. Chargée par Paris d'épauler les entreprises qui prospectent le marché brésilien, son agence est débordée par les demandes, au point d'embaucher de nouveaux cadres. Cette attractivité croissante est un signe parmi tant d'autres de la réussite économique du président Luiz Inacio Lula da Silva, dont le successeur sera élu demain - ou le 31 octobre, si un second tour est nécessaire. Avec 450 entreprises, la présence française au sein du géant latino-américain ne date pas d'hier. Le Brésil concentre 37 % des activités commerciales de l'Hexagone en Amérique latine. Mais la fascination pour les marchés asiatiques, conjuguée aux crises à répétition dans la région, a longtemps limité l'enthousiasme des nouveaux arrivants.
La donne a changé. La croissance dépasse 7 % cette année ; la réduction inédite des inégalités au cours des deux mandats de Lula a permis l'émergence de bataillons de nouveaux consommateurs. En huit ans, 31 millions de personnes ont quitté la pauvreté pour devenir membres de la classe moyenne. «C'est l'équivalent d'une demi-France, et on s'attend à ce que 36 millions de pauvres en fassent de même d'ici à 2014», analyse Marcelo Neri, économiste de la Fondation Getulio Vargas. Grands événements sportifs
La mutation a permis aux grands groupes de donner un coup d'accélérateur. C'est le cas de Lafarge, passé du septième au troisième rang dans le ciment, ou de Leroy Merlin, leader du marché du bricolage. «Le Brésil est un des marchés les plus prometteurs pour L'Oréal. Le secteur des cosmétiques ne cesse de s'étendre, grâce notamment au développement rapide de la classe moyenne», souligne François-Xavier Fenart, directeur général de la filiale brésilienne. Malgré la crise économique mondiale, L'Oréal a clôturé 2009 dans ce pays où la beauté et l'apparence comptent comme nulle part ailleurs, avec une hausse du chiffre d'affaires de 15 %.
La nouveauté, c'est que les PME, longtemps effrayées par le Brésil, ont décidé d'y mettre pied. «Jusqu'en 2007, nous avions du mal à faire venir des entreprises pour remplir les salons sectoriels, maintenant, on refuse du monde», assure Éric Fajole. Tous les secteurs sont à la fête, avec un accent particulier sur le pharmaceutique, l'agroalimentaire et les infrastructures. Tout le monde a à l'esprit la Coupe du monde de football en 2014, et les Jeux olympiques de Rio de Janeiro, en 2016.Responsable du service de conseil à l'installation d'entreprises au sein de la banque HSBC, Thierry François-Marsal confirme ce nouvel engouement des entreprises dont le chiffre d'affaires se situe entre 10 et 100 millions d'euros : «La stratégie a changé. Avant, elles cherchaient à exporter vers le Brésil, ce qui n'est pas facile du fait des barrières douanières. Maintenant, elles privilégient l'investissement direct, notamment à travers des acquisitions.» L'enjeu, c'est de fuir la croissance faiblarde en Europe, et de s'ouvrir, à travers le Brésil, devenu huitième économie mondiale, à toute l'Amérique du Sud. Le phénomène inverse est vrai également, et il intrigue. «Avant, on voyait quelques grands groupes brésiliens débarquer à l'étranger ; depuis deux ans, c'est aussi le cas des PME. Du coup, les entreprises françaises cherchent à savoir ce qu'il y a derrière ce dynamisme», précise cet expert.

Saisir les avantages globaux, Le Brésil, marché prioritaire de la stratégie commerciale mondiale, MAECI, 28/04/2011



Rio de Janeiro, Brésil

Le Brésil est le géant de l’Amérique latine dans tous les sens du terme. Son économie fortement diversifiée et industrialisée est la plus importante en Amérique latine et se classe au 8e rang mondial. Les secteurs manufacturier, minier et agricole y sont bien développés, et les secteurs des technologies et des services connaissent une progression rapide. C’est également au Brésil que l’on trouve le réseau scientifique, technologique et d’innovation le plus sophistiqué et le plus diversifié de l’Amérique Latine. Les réformes économiques importantes mises en place au cours des dernières années profitent maintenant aux Brésiliens, qui jouissent d’une stabilité et d’une croissance nouvelles. Après 16 années de stabilité économique et après avoir surmonté la crise économique mondiale sans trop d’embûches, le pays peut se vanter d’avoir des fondements économiques solides. À l’instar du Canada, le Brésil connaît une hausse des exportations des produits de base et une surévaluation de sa monnaie, qui entraînent à la hausse le prix de ses produits manufacturés exportés. Au cours des prochaines années, plusieurs défis mettront à l’épreuve le dynamisme de l’économie du Brésil, notamment l’amélioration des infrastructures délabrées et la maîtrise des risques de surchauffe d’une économie au sein de laquelle les importations de produits manufacturés montent en flèche alors que les exportations ne suivent pas le rythme.

Les grandes sociétés internationales investissent des milliards au Brésil, lui assurant ainsi une place dans les chaînes d’approvisionnement régionales et mondiales. Le pays est également en voie de devenir un important investisseur à l’étranger. De plus, fort d’une population de 191 millions d’habitants, d’une classe moyenne instruite et de millions de citoyens actifs sur le marché du travail, le Brésil voit son importance croître de façon vertigineuse en tant que marché de consommation. Pour saisir les nombreuses occasions d’affaires qu’offre le Brésil, les Canadiens doivent être conscients des principaux facteurs qui ont une influence sur le commerce, notamment la concurrence étrangère, les droits à l’importation, les systèmes fiscal et de réglementation, la disponibilité de la main d'oeuvre et les problèmes d’infrastructure.

Les débouchés

Après avoir mené de vastes consultations auprès de représentants du gouvernement, du milieu universitaire, des entreprises et des industries, le gouvernement du Canada a désigné le Brésil comme un marché prioritaire dans le cadre de sa Stratégie commerciale mondiale. Dans la foulée, il a élaboré un plan de développement du marché exhaustif qui cerne les secteurs suivants comme étant prometteurs et compatibles avec les capacités et les intérêts du Canada par rapport à ces marchés :

• Technologies de l’information et des communications (TIC) et nouveaux médias: le Brésil constitue le principal marché des TIC en Amérique latine après le Mexique. Les exportations canadiennes dans ce domaine se sont élevées à 106,1 millions de dollars.

• Technologies propres: en 2009, la valeur du marché brésilien des technologies de l’environnement était estimée à 9 milliards de dollars américains. Étant donné la croissance prévue de l’économie brésilienne pour les cinq prochaines années et l’accent qui sera mis sur les infrastructures, le marché des industries de l’environnement devrait afficher une croissance annuelle de 10 pour cent.

• Aéropatiale: le Brésil considère le Canada comme un fournisseur d’équipement aérospatial qualifié et financièrement avantageux. Un des principaux acteurs de l’industrie aérospatiale brésilienne importe 70 pour cent de ses composantes et, en 2010, il devrait acheter pour plus de 17 milliards de dollars américains en matériel.

• Infrastructures: le gouvernement brésilien mise sur le secteur des infrastructures pour jouer un rôle clé dans la croissance économique au cours des années à venir : le pays s’attend à des investissements de plus de 262 milliards de dollars américains. La Coupe du monde de 2014, les Jeux olympiques de 2016 et le programme d’amélioration des infrastructures du gouvernement fédéral offrent un vaste éventail d’occasions d’affaires pour les entreprises canadiennes.

• Sciences de la vie: le secteur brésilien des sciences de la vie figure parmi les dix plus importants du monde. Depuis 2007, il affiche une croissance annuelle moyenne de 4 pour cent.

• Exploitation minière : le Brésil offre de grandes possibilités en ce qui a trait aux activités d’exploitation minière, de même qu’un marché en croissance pour les équipements et services de ce secteur, grâce au fort potentiel de la formation géologique et de la stabilité économique du Brésil. En 2009, la production minérale a dépassé 21 milliards de dollars américains.

• Matériel et services d’exploitation du pétrole et du gaz : Petrobras, le géant brésilien du pétrole, dispose actuellement d’un plan quinquennal d’investissement de 224 milliards de dollars américains directement lié aux récentes découvertes de pétrole et constitue une mine de possibilités réelles pour les entreprises intéressées à investir au Brésil.

LSA.fr - 25/04/2011 - Nestlé investit 70 millions d'euros au Brésil et y crée 1000 emplois


Le 17 mars 2011 par Jean-Noël Caussil



Nestlé annonce la construction d'une nouvelle usine de production laitière au Brésil, pour un montant de 70 millions d'euros. Près de 1.000 emplois directs et indirects devraient être créés. Cette nouvelle usine, construite dans l’Etat de Rio de Janeiro, produira environ 124.000 tonnes de lait par an.