
Edition n° 20891 du 16 Mars 2011 • page 7
Avec plus de 450 filiales, la France se place en sixième position des pays qui se sont installés au Brésil en 2009.
Les conseils pour s'implanter
La présence de certaines filiales françaises au Brésil traduit des liens durables avec le pays : Rhodia (1919), Michelin (1927), L'Oréal (années 1930). Et tous les ans, une vingtaine d'entreprises viennent s'y implanter. Dans la plupart des cas, créer une société à responsabilité limitée (« Limitada »), équivalente à la SARL en France, est conseillé. La présence d'une personne résidant au Brésil est également préférable. « Gérer ses affaires depuis la France peut être délicat, d'où la nécessité d'avoir un bureau au Brésil ou de trouver des partenaires de confiance. Mais il faut rester vigilant dans le choix de ses collaborateurs et ne pas se méprendre par la proximité culturelle avec les Brésiliens », décrit Eric Fajole, directeur Ubifrance au Brésil. Le capital de la société peut être à 100 % d'origine étrangère. Aucun capital minimum n'est demandé. « Il est recommandé de recourir à un financement extérieur au Brésil, provenant de la maison mère ou d'une banque avec garanties Coface ou Oséo, en raison du coût élevé du crédit local », note Eric Fajole. Il faut compter entre 4 et 6 mois minimum pour s'installer.
Quel accueil sur place ?
Les marques, produits, services et technologies français bénéficient d'une excellente image au Brésil. « Culture, excellence, qualité, luxe et tradition, mais aussi innovation sont les termes associés aux produits tricolores », sourit Eric Fajole. Les entreprises françaises sont donc les bienvenues dans le pays.
Quelles sont les principales difficultés ?
L'implantation peut s'avérer longue, difficile et le ticket d'entrée reste élevé. Le financement, la recherche d'un (bon) partenaire local, les lenteurs de la bureaucratie pour l'obtention du visa et l'ouverture d'un bureau peuvent refroidir un chef d'entreprise français. La complexité de la fiscalité et de certaines démarches administratives est également un frein. « Face à cela, les conseils et les expériences de Français établis localement et des organismes spécialisés permettent de gagner du temps, de budgétiser convenablement son projet et surtout de le développer conformément à la législation locale », rappelle Eric Fajole.
J. L.