Pour réussir, il faudra bien comprendre le
contexte culturel brésilien. Voici quatre conseils pour démarrer du bon pied.
Savoir
prendre son temps
Les Brésiliens aiment bien prendre leur temps dans les négociations. Face à ces comportements, il faut éviter de montrer son impatience ou de brusquer les choses. « En vous énervant, vous perdrez la face et votre crédibilité. De ce point de vue, les brésiliens réagissent comme les chinois, explique Laurence Sicot, consultante en formation interculturelle chez Berlitz. Dans les affaires, la première des vertus est la patience ».
S’adapter à
la « positive attitude »
D’une manière générale, on aura du mal à vous dire non et à vous parler des difficultés. Les brésiliens préfèrent toujours insister sur ce qui va bien. Ce manque de feed back négatif peut agacer. « Par des questions ouvertes, il faudra acculer votre interlocuteur gentiment pour obtenir une réponse claire, estime Laurence Sicot (Berlitz). Pour toutes ces raisons, le management à distance est très compliqué ».
Jouer le jeu
de la décontraction
Même dans leurs relations professionnelles, les brésiliens ont le contact facile et se comportent de manière décontractée sans trop de formalisme. On vous invitera facilement au restaurant, sans cérémonial. Si le courant passe, les contacts pro prendront souvent une tournure plus personnelle. Il n’y a pas vraiment de séparation entre la sphère privée et le bureau. Mais attention au piège. Aussi conviviaux et chaleureux qu’ils soient, les businessmen brésiliens sont de redoutables négociateurs.
Manager en
souplesse
Au Brésil, on trouve toujours une solution à tout en faisant preuve de créativité et de pragmatisme. On nomme cela « Jogo de cintura » (jeu de ceinture), une manière de gérer à la brésilienne, en souplesse et avec les moyens du bord en fonction des circonstances. Conclusion : un management rigide et autoritaire passe mal.
Bruno Askenazi
