mardi 17 juillet 2012

Minas entra na guerra fiscal e estuda redução de impostos



Com o objetivo de tornar as empresas mineiras mais competitivas e impedir a fuga de investimentos para outros Estados em função da guerra fiscal, o governo do Estado planeja conceder Regime Especial de Tributação (RET) para 11 segmentos da economia, o que significa redução de ICMS.

Ontem, as mensagens do executivo mineiro, que são uma resposta à guerra fiscal, foram apreciadas e aprovadas, em sua maioria, pela Comissão de Fiscalização Financeira e Orçamentária da Assembleia do Estado de Minas Gerais (ALMG). Logo em seguida, os Projetos de Resolução (PR) de autoria do governo do Estado serão enviadas ao plenário para, em seguida, serem apreciadas pela comissão. A pedido do deputado Antônio Júlio (PMDB), foi concedida vista à Mensagem 229/12, que dispõe sobre o regime especial para o segmento de produção de biocombustíveis.

Nas mensagens, dependendo do setor, será adotado o crédito presumido e alíquotas que variam de 1% a 3%. A comissão também ratificou ontem, em turno único, a concessão de benefícios sobre o ICMS para quatro segmentos: couro e peles, frigorífico, comércio atacadista e varejista e setor de leite e laticínios, além de comércio eletrônico e de telemarketing.

No caso dos frigoríficos, a redução da base de cálculo resulta numa carga tributária equivalente a 7%. O objetivo é combater o que é praticado no Paraná e em São Paulo. Já para o setor de comércio e varejo, o Executivo justifica a concessão de crédito presumido como compensação dos incentivos oferecidos pelos Estados de Santa Catarina, São Paulo, Espírito Santo e Rio de Janeiro.

No caso do leite, a compensação se refere à legislação em vigor nos Estados de São Paulo, Goiás e Rio de Janeiro, além do Distrito Federal. O Decreto 45.515/10 assegura que a isenção e a redução da base de cálculo que beneficiam as operações com leite alcance somente aquele produzido no Estado. Para o comércio eletrônico e telemarketing, a referência são medidas adotadas por Mato Grosso e Goiás.

Para o deputado estadual Romel Anízio (PP), membro da comissão, Minas está entrando tarde na guerra fiscal. "O nosso parque industrial vem perdendo espaço, competitividade para outros Estados que oferecem vantagens fiscais", disse.

Estados

Alíquota será igual a de vizinhos

O benefícios fiscais para as indústrias de telhas de PVC, através de da Lei n. 5636, de 6 de janeiro de 2010, no Rio de Janeiro, que concedeu regime especial, com carga tributária efetiva de 2%, serviu de argumentação para o governo mineiro adotar o mesmo percentual.

A ideia é que o crédito presumido de ICMS possibilite uma carga tributária efetiva e 2% para os fabricantes de câmaras frigoríficas e móveis com predominância de madeira, segmento que foram contemplados, por benefícios fiscais, no Rio de Janeiro.

Para o setor de fabricação de locomotivas, vagões e outros materiais rodantes, a concessão de Regime Especial de Tributação (RET) visa combater as medidas adotadas por São Paulo. A tática é dar um tratamento tributário igualitário àquele instituído pelo Estado vizinho, entre eles a permissão para a manutenção do credito do imposto relativo às mercadorias isentas.

Fonte: Jornal O Tempo

lundi 9 juillet 2012

Social, mai 2012 : 2000-2010, un portrait du Brésil. Existe-t-il une nouvelle classe moyenne?



Posted by visionbresil under social
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L’émergence d’une « nouvelle classe moyenne » est devenu l’étendard médiatique de la croissance brésilienne. La politique de redistribution pratiquée par le gouvernement depuis 10 ans aurait profondément bouleversé la pyramide sociale. Une nouvelle classe, dite « classe C », composée d’individus dont le revenu mensuel va de 1’310R$ à 1’950R$ (620CHF à 925CHF / 515€ à 770€), constituerait désormais la majorité de la population du pays. S’agit-il vraiment de la naissance d’une nouvelle classe moyenne ? Ou bien le phénomène n’est-il que l’expression d’une amélioration de la situation des plus pauvres, sans autre changement dans les structures sociales ? Les analystes sont divisés sur la question.
La question n’est pas sans conséquence sur les politiques publiques à adopter pour les 10 prochaines années : faut-il plutôt stimuler la croissance de la consommation intérieure pour satisfaire la demande de ces « nouveaux-moins-pauvres », et donc dégager des bénéfices permettant de perpétuer la politique d’assistance aux plus défavorisés ou investir dans la formation de ces nouveaux acteurs sociaux afin de les rendre plus compétitifs face aux défis du marché du travail ?

La vraie classe moyenne, ce sont les riches !
Premier constat, si en 2011, la classe C a été championne de la consommation au Brésil, il n’en sera pas de même en 2012. Les projections de l’IPC Maps, une banque de donnée qui analyse le comportement des consommateurs dans plus de 5’000 agglomérations brésiliennes, montrent que cette année, ce sera la « classe B » qui répondra pour plus de 50% des ventes. Les dépenses de la « classe C » reculeront de 10% pour ne plus représenter que 26% de la consommation totale.
« La classe B (revenu compris entre 3’175R$ et 6’140R$  (1’550CHF et 2’900CHF / 1’250€ et 2’450€) est la véritable classe moyenne brésilienne, assène Jesse Souza, professeur de sociologie à l’Université Fédérale de Juiz de Fora. Elle détient, en commun avec les plus riches de la classe A, le contrôle sur une ressource qui échappe encore aux couches sociales inférieures : le capital culturel, qu’il soit technique comme dans le cas des ingénieurs, avocats ou économistes ou littéraire, pour ce qui est des journalistes, des professeurs, etc. »

Ce capital culturel se transmet de génération en génération selon Jesse Souza, par le « privilège de la naissance », donc aussi l’accès à l’éducation, auquel ceux qu’il appelle les « batailleurs » des classes populaires n’ont pas naturellement accès. Ces « batailleurs » selon la définition de Jesse Souza, sont justement ceux qui ont accédé à une plus grande aisance de vie grâce aux politiques d’Etat de redistribution sociale des richesses de la croissance.

« Pour compenser cette absence de privilèges dû à la naissance, ils vont réaliser un énorme effort personnel pour conserver leur statut, acceptant des doubles journées de travail et des emploi sous-payés afin de maintenir leur niveau de consommation matériel. Ce n’est pas spécifique au Brésil, on constate le même phénomène en Inde et en Chine. Il s’agit d’une nouvelle catégorie de travailleurs, pas de l’émergence d’une nouvelle classe moyenne. »
 

 
Malgré la croissance, les pauvres sont encore là
La confusion est d’autant plus dérangeante pour Jesse Souza qu’elle camoufle une « inégalité invisible » qui se cache derrière les discours sur les bénéfices de la croissance : « il reste un socle immuable de très pauvres, jamais perçus comme appartenant à une classe sociale émergente, pour qui le futur se résume à l’urgence de la survie au jour le jour et qui explique notre retard social face aux pays avancés ».



Marcio Pochmann, directeur de l’Institut de Recherche et d’Etudes Appliquées (IPEA) partage avec Jesse Souza l’idée qu’il n’y a pas eu émergence d’une nouvelle couche moyenne au Brésil ces 10 dernières années : « l’ascension économique d’une parcelle significative de la population brésilienne ne traduit pas l’émergence d’une nouvelle classe sociale et encore moins celle de l’apparition 

Les politiques publiques de redistribution de la rente ont certes permis la création de 20 millions de postes de travail, mais il s’agit à 94% de postes dans les services, dont la rémunération est inférieure à 1,5 salaire minimum. Cela ne permet pas à ces personnes d’atteindre le niveau minimum d’épargne qui caractérise les classes moyennes ».
 
Une nouvelle strate économique plus qu’une classe sociale en devenir

Pour Marcio Pochmann, définir une classe sociale par son seul pouvoir d’achat est une illusion dangereuse et simplificatrice. « Ce que nous voyons aujourd’hui au Brésil, c’est une ascension de ceux qui composent de la base de la pyramide sociale, grâce à la politique d’augmentation de la valeur de référence du salaire minimum et toute amélioration du revenu se traduit par une hausse de la consommation. »
Pour que ces bénéficiaires directs des politiques publiques de redistribution des revenus de la croissance deviennent une nouvelle classe moyenne, il leur faudrait pouvoir accéder à des emplois typiques de la classe moyenne, des professions spécialisées qui supposent une formation scolaire et technique correspondante. On en est loin, estime Marcio Pochmann. « Il faut procéder à des investissements massifs dans le domaine de l’éducation pour que ces travailleurs émergents puissent accéder un jour à de tels emplois ».


Ne pas confondre avec la classe moyenne des pays avancés

Marcelo Neri, chef du Centre des Politiques Sociales de la Fondation Getulio Vargas concède que des efforts considérables doivent être consentis dans le domaine de l’éducation pour consolider les transformations sociales en cours, mais il estime, lui, qu’il y a bel et bien émergence d’une nouvelle classe moyenne. Une classe moyenne « économique plutôt que sociale » nuance-t-il, mais néanmoins caractéristique de l’évolution de la société brésilienne.
« La classe moyenne brésilienne n’est ni la classe moyenne américaine, ni la classe moyenne européenne. On ne peut donc pas prendre ces pays comme référence. Il faut se rappeler que derrière le 0,1% des plus pauvres des Etats-Unis, il y a 60% de la population mondiale qui est encore plus pauvre ». L’indicateur principal de l’apparition d’une nouvelle classe moyenne au Brésil, pour Marcelo Neri, tient dans le fait de la généralisation des emplois formels à la base de la pyramide sociale. « Le grand symbole de la nouvelle classe moyenne brésilienne, c’est le contrat de travail avec la sécurité sociale qui l’accompagne. »

Un enjeu pour les politiques publiques

Cette discussion n’est pas qu’académique et les autorités l’accompagnent de près, qui doivent définir les politiques publiques qu’elles vont mettre en place d’ici 2020, pour faire face à l’évolution de la société brésilienne. Il y a bien sûr, en premier lieu, les défis de l’éradication de la pauvreté absolue et du vieillissement, tout le monde est d’accord là dessus, mais il faut aussi déterminer où vont aller les autres priorités.
Si l’enrichissement des plus pauvres continue à être le moteur de la croissance stimulée par développement du marché intérieur, il faut alors renforcer les stratégies de redistribution sociale des bénéfices de cette croissance. Si au contraire, la rente de la population tend à se stabiliser, c’est dans la formation d’une main d’œuvre compétitive, capable de répondre aux demandes de l’industrie d’exportation qu’il faut investir. Deux chemins qui divergent à un certain moment, les ressources de l’Etat ne pouvant pas satisfaire les deux priorités en même temps.